Chorégraphie : Yan Raballand Interprètes : Evguenia Chtchelkova, Lionel Bègue (ou Thomas Demay), Céline Debyser (ou Severine Lefevre), Aurélien Le Glaunec, Jean-Camille Goimard, Stefany Ganachaud Musique : KAFKA : Remi Aurine-Belloc (guitare), Guillaume Mazard (basse), Remi Faraut (batterie) Lumières : Laurent Matignon Costumes : Dominique Fabregue assistée de Lou Ferra et Noémie Edel Régie son : Laurent Saussol Régie lumières : Thibaut Garnier Photographies : Jean-Louis Fernandez

Coproductions :
Opéra théâtre de Saint Etienne, Théâtre municipal d’Aurillac

Durée : 1h

Pièce pour 6 danseurs

"Yan Raballand poursuit avec Vertiges une démarche de haute précision. UN plateau mis à nu, six danseurs, trois filles et trois garçons, de la lumière et la musique du groupe Kafka. Pas d’histoire à raconter, ni d’affect à montrer. Seulement des lignes qui se dessinent devant nous comme si nous avions le regard posé sur une feuille de papier et qu’un texte s’y écrive sans intervention humaine ni recours à quelque technologie. De la danse qui se tiendrait toute seule. Qui bougerait par elle-même. Viennent aussitôt à l’esprit les dessins de Trisha Brown. Ou encore cette pensée toujours peu familière, mais toujours aussi juste, que le vide est la condition du mouvement et que la gratuité en est l’éthique. Ce cadre ainsi posé, la beauté ou l’émotion peuvent surgir. Et nous, dans la salle, nous pouvons nous laisser faire à notre tour, nous dépendre de chacune de nos résistances et accueillir comme s’il s’agissait d’une expérience intime la répétition du mouvement et ses transformations microscopiques. De la métamorphose à la transe, le pas n’est pas si grand. Yan Raballand est l’auteur notamment de deux formes courtes, Contrepoint et Viola (2010). Avec Vertiges, le chorégraphe cherche moins à rompre qu’à complexifier son propos, en multipliant les défis : nombre d’interprètes sur le plateau, musique rock, mode de composition …" Daniel Conrod